Mai-Thu Perret fait appel à des êtres hybrides venus d’autres mondes pour évoquer la maternité dans l’exposition » Othermothers » que lui consacre le Centre culturel suisse à Paris pour sa réouverture

publié le 31 mai 2026.
Jeudi 26 mars au dimanche 26 juillet 2026 Centre Culturel Suisse à Paris32 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
Mai-Thu Perret, est une artiste suisse, d’origine franco-vietnamienne née en 1976 à Genève à Genève, où elle vit et travaille. Elle est proche de l’artiste Néo Géo John M. Armleder dont elle partage l’atelier et avec lequel elle a formé un power couple. Avec Sylvie Fleury, ils représentent des figures notoires de la scène artistique genevoise.
Mai-Thu Perret est une artiste pluridisciplinaire qui illustre une vision du féminisme politique à travers des installations, des performances, des objets et des sculptures réalisés sur plusieurs types de médium. Sa réflexion est inspiré par des textes littéraires. A travers ses réalisations, elle remet en question les hiérarchies entre les arts.
Depuis 1999, elle a travaillé sur le projet dénommé The Crystal Frontier, histoire fictive racontant la vie d’une communauté de femmes, installée dans les années 1910, dans le Désert de Mojave au Nouveau Mexique, pour fuir une société capitaliste et industrielle, portant le nom de New Ponderosa Year Zero et inspirée de Llano del Rio.
En 2016, Les Guérillères X décrivent une sorte de milice féminine, inspirée des combattantes kurdes de l’état libre du Rojava ainsi que du roman éponyme de Monique Wittig. L’histoire est matérialisée par des figures grandeur nature en céramique, mais aussi osier, papier mâché, latex ou bronze et armées de fusils de plastique translucide. « Je pense vraiment, déclare Mai-Thu Perret, que l’histoire de l’art occidental est dominée par les hommes et je m’intéresse aux histoires qui prennent en compte des figures ou réalités marginalisées/oubliées. J’aime utiliser mon travail comme un espace spéculatif où je peux imaginer différentes histoires à venir ou qui restent à raconter. » (citation figurant dans la présentation de l’exposition du MAMCO, musée d’art contemporain de Genève en 2019)
Le titre de l’exposition présentée au Centre culturel suisse, est emprunté à un chapitre du livre Matrescence : On the Metamorphosis of Pregnancy, Childbirth and Motherhood, en francais,Sur la métamorphose de la grossesse, de l’accouchement et de la maternité » (ed. Penguin, 2024). Dans le chapitre Othermothers », Lucy Jones décrit la solidarité et l’entraide entre femelles animales dans le soin des nouveaux nés. Mai-Thu Perret a composé un espace théâtral avec notamment des personnages mythologiques et chimériques en céramique , tandis, qu’au mur des oiseaux de verre et de nuages de papier créent un décor céleste.
Biographie texte du Centre culturel suisse. Paris
Mai-Thu Perret
Née en 1976 à Genève, Mai-Thu Perret étudie la littérature anglaise à l’Université de Cambridge avant d’intégrer le Whitney Independent Study Program à New York. Depuis le début des années 2000, son travail artistique est présenté à l’international, en solo comme dans des expositions collectives, au sein de nombreuses galeries et institutions. Elle a exposé entre autres à la Renaissance Society (Chicago), au Nasher Sculpture Center (Dallas), à Spike Island (Bristol), au MAMCO (Genève) et au Swiss Institute (Rome). Son oeuvre a également été présentée à la Biennale de Lyon (2007) et la Biennale de Venise (2011). Depuis 2008, elle enseigne à la HEAD – Genève. En 2026, elle exposera au MASI (Lugano), au Consortium Museum (Dijon) ainsi qu’à la Plataforma Arte Contemporaneo (Guadalajara).
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La galerie Pavec 4 rue de Jarente Paris 4e consacrait, du 3 avril au 13 juin, une exposition intitulée Identités spectrales, sur un mince cristal, à Mai Thu Perret et Jeanne Selmersheim-Desgrange (1877-1958) qui fut la compagne de Paul Signac. La commissaire de cette exposition, Sarina Basta a réuni deux artistes femmes, d’époque différente, « traversées par des préoccupations communes : la méthode, les esthétiques modernistes, les utopies et les espaces intérieurs. » Parmi les œuvres, une céramique de Mai-Thu Perret intitulée Push Open Emptiness and Listen to the Sound (ouvrez le vide et écoutez le son) évoquant le travail de l’argile souvent pratiqué par les femmes.


